Freude, schöner Götterfunken

L’Ode à la joie — appelée également Hymne à la joie — est un poème de Friedrich von Schiller écrit en 1785. Il est surtout connu comme finale du quatrième et dernier mouvement de la 9e Symphonie de Beethoven, devenu l’hymne officiel de l’Union européenne.

Ce poème célèbre l’idéal de l’unité et de la fraternité humaines (« Millions d’êtres, soyez tous embrassés d’une commune étreinte ! »). Son titre original est An die Freude, mais il est souvent appelé Ode an die Freude. L’idée selon laquelle Schiller avait initialement écrit un poème à la liberté (Freiheit) mais qu’il aurait dû en faire un poème à la joie est une légende romantique, apparue dans un roman de Robert Griekenperl en 1838.

L’hymne européen désigne l’hymne utilisé lors des cérémonies officielles de plusieurs organismes internationaux européens. Il s’agit d’un arrangement d’environ 2 minutes du thème musical de l’Ode à la joie, dernier mouvement de la Neuvième symphonie écrite en 1823 par Ludwig van Beethoven.

Cet hymne est actuellement utilisé par l’Union européenne et également par le Conseil de l’Europe. En France, la mélodie de Beethoven a donné lieu à plusieurs adaptations bien avant la construction européenne, à destination des enfants des écoles. Un couplet (commençant par « Que la joie qui nous appelle ») a été écrit par Jean Ruault. Ces paroles ont été complétées de deux autres couplets (le premier de ces couplets commençant par « Peuples des cités lointaines ») du librettiste Maurice Bouchor (1855-1929), que ce dernier a publiés sous le titre Hymne à l’universelle humanité.